CANADA Road trip en Gaspésie – Part 2 –

Qui dit Canada dit inévitablement Premières Nations. Nous avions prévu une escale à Essipit sans savoir qu’il s’agissait en fait d’une réserve indienne Innue (à ne pas confondre avec les Inuits). Essipit signifie « rivière aux coquillages ». Traditionnellement, il s’agissait d’une communauté de semi-nomades et chasseurs-cueilleurs. Aujourd’hui, la communauté est parfaitement organisée. Elle est dotée d’un gouvernement local, de services financiers, techniques et policiers. Elle a mis en place une économie fondée sur le secteur récréotouristique, mais également sur les énergies renouvelables et la pêche commerciale. Les filles étaient ravies d’avoir leurs attrapes-rêves confectionnés par de « vrais » indiens.

Rimouski

Pour nous, Rimouski ne fût qu’une ville étape sur notre trajet. Nous avons été contraints d’y passer une nuit afin de limiter les kilomètres journaliers. Nous nous sommes rendus sur le Site historique maritime de la Pointe-au-Père qui permet de visiter l’Onondaga, un ancien sous-marin  de guerre de la Marine royale canadienne en service de 1967 à 2000, qui a participé à plusieurs opérations sous l’égide de l’OTAN. Une expérience unique qu’adoreront les enfants.

Le Gîte de l’Onondaga : Ici

Le musée du site permet de découvrir l’exposition consacrée à la tragédie de l’Empress of Ireland, un navire transatlantique ayant fait naufrage en 1914 au large de Rimouski après avoir heurté un charbonnier norvégien. Le paquebot a sombré en 14 minutes emportant avec lui 1012 victimes sur les 1477 personnes à bord. Cette tragédie fait écho à celle du Titanic intervenue deux ans plus tôt. Si ce naufrage a fait moins de victimes que celui du Titanic, il n’en demeure pas moins que la proportion du nombre de passagers décédés (par rapport au nombre de passager total) est de loin supérieur à celui du Titanic. Le début de la première Guerre mondiale en juillet 1914 allait concentrer tous les esprits sur ce conflit. C’est la raison pour laquelle en évoquant l’Empress of Ireland, on parle de tragédie oubliée.

 

Parc National de la Gaspésie

Pour découvrir le parc national de la Gaspésie, nous avons fait étape à Sainte-Anne des Monts située entre mer et montagnes. L’Auberge Château la Montagne, au bord de l’estuaire du fleuve Saint-Laurent, était idéalement située pour reprendre la route en direction de Gaspé le lendemain.

Si vous décidez d’explorer le parc national de la Gaspésie et de faire les nombreuses randonnées qu’il offre, je vous recommande le Gîte du Mont Albert au cœur du parc.

Au cours de notre petite balade d’une heure et demie, nous avons eu la chance inouïe de tomber nez à nez sur un orignal. La bête est sacrément impressionnante alors on se fait tout petit et on n’ose plus bouger.

En quittant Sainte-Anne des Monts en direction de Gaspé, nous vous recommandons de visiter le phare de la Martre construit en bois en 1906 et toujours en fonction.

Sur la route de Gaspé, n’hésitez pas à vous arrêter à Mont Saint-Louis chez Atkins & Frères, une épicerie fine proposant condiments, rillettes de la mer, et divers poissons fumés. Nous nous sommes régalés des petits cubes de saumon fumé au sirop d’érable que nous avons dégusté comme des bonbons.

A Marsoui, en bord de route, les Entreprises 3B proposent une gamme variée de produits à base de sirop d’érable biologique. Lors de notre passage, la boutique était fermée. Mais j’ai pu refaire mon stock de sirop d’érable au marché By à Ottawa où des petits producteurs du Québec et de l’Ontario vendent leur production saisonnière.

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